Le Bureau Central du Recensement (BCR), avec l’appui technique et financier de l’UNFPA Burundi, de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas et de l’OIM, a organisé du 4 au 7 mars 2026 un atelier de validation des indicateurs du Recensement Général de la Population, de l’Habitat, de l’Agriculture et de l’Élevage (RGPHAE).
Dans le but de garantir la crédibilité du processus de production d’indicateurs de qualité universellement acceptable, à chaque étape du processus, le Bureau Central du Recensement (BCR) convie différentes parties prenantes à savoir les experts internationaux et nationaux, les représentants des partenaires au développement et des ministères sectoriels à une validation technique, scientifique et institutionnelle.
Depuis le mois de mai 2025, le BCR a entrepris l’élaboration des plans d’analyse des données. Ces plans, couvrant 18 thématiques (population, éducation, emploi, migration, fécondité, mortalité, logement, agriculture, etc.), ont été rédigés par des consultants nationaux sous la supervision du BCR et du Conseiller Technique Principal (CTP). Chaque plan comprend une matrice d’indicateurs détaillant les définitions, formules de calcul et variables concernées et une maquette normalisée de tableaux permettant l’exploitation harmonisée des résultats. La validation définitive desdits plans d’analyse a eu lieu lors d’un atelier du 27 au 31 octobre 2025 avec la participation d’experts internationaux de l’IFORD.
Une force : la mobilisation des partenaires au développement

Dans son intervention lors de l’ouverture, Dr Kacou Konan Pierre, Chargé des Programmes à l’UNFPA Burundi, délégué du représentant des partenaires au développement, a réaffirmé leur soutien continu au processus ainsi que leur confiance dans l’expertise des équipes engagées, tout en souhaitant plein succès aux travaux en cours.
Il a souligné que cette approche inclusive permettra de produire des analyses pertinentes, alignées à la fois sur les priorités nationales et sur les engagements internationaux, tout en répondant efficacement aux besoins des populations les plus vulnérables.
Il s’est également réjoui de la présence des partenaires au développement, qui ont désigné des collègues pour suivre de près cet exercice. Selon lui, leur participation garantit que les indicateurs relatifs à leurs domaines d’intervention, notamment la santé, l’éducation, la nutrition, l’environnement, les migrations, l’économie et la protection sociale, soient pleinement pris en compte et intégrés dans le processus.
Un processus de production des indicateurs
Le processus de production des indicateurs est long et complexe. Initié en mai 2025 par un atelier d’orientation des consultants nationaux et l’ensemble des parties prenantes sur l’élaboration des plans d’analyses, il s’est poursuivi par des ateliers de conception, de relecture, de validation et d’appropriation des plans d’analyses.
Avant de plonger dans le calcul des indicateurs, un atelier stratégique de renforcement de capacités a été organisé puis le calcul automatisé des indicateurs.

A chaque étape, la rigueur méthodologique, la cohérence inter-thématique et la conformité aux standards internationaux a été respectée. L’implication des parties prenantes ( cadres du BCR, consultants nationaux, experts internationaux, partenaires au développement et points focaux des ministères sectoriels) ont été essentielles. Cela témoigne combien le Bureau Central du Recensement (BCR) tient ainsi à démontrer à la face du monde que la production des indicateurs est un processus exigeant, qui doit être conduit selon les standards internationaux pour garantir la qualité et la crédibilité des données.
Une validation inclusive des parties prenantes

Pendant ces quatre jours, plusieurs parties prenantes participent au processus de validation, notamment les analystes nationaux ayant participé à l’élaboration des plans d’analyse et qui présentent et défendent les résultats ; les points focaux des ministères sectoriels ainsi que les partenaires techniques et financiers, chargés de valider la pertinence opérationnelle des indicateurs ; les membres du Bureau Central du Recensement (BCR) ;l’expert en automatisation, garant technique de la reproductibilité des indicateurs ;les experts de l’IFORD, qui assurent la validation scientifique du processus.
Un processus renforcé pour garantir la qualité
Dans son discours lors de l’ouverture de l’atelier de validation des indicateurs, Vice-Président du Bureau Central du Recensement, représentant le Directeur Général de l’INSBU et président du BCR, a mis en évidence les différentes étapes du processus de validation. D’une part, l’expert en automatisation a soutenu le BCR et les consultants nationaux dans le calcul des indicateurs. D’autre part, les experts de l’Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD) veillent à la validation scientifique, conformément aux principes d’assurance qualité.

Par ailleurs, les ministères sectoriels assurent la validation institutionnelle afin de vérifier la cohérence des indicateurs produits avec les indicateurs du Plan National de Développement (PND), les Objectifs de Développement Durable (ODD), la Vision 2040-2060, ainsi qu’avec les autres indicateurs retenus dans les politiques sectorielles.
A travers ce processus, le BCR souhaite s’assurer que l’ensemble des travaux respecte les normes et standards des Nations Unies en matière d’analyse des données. C’est dans ce cadre qu’il a sollicité l’accompagnement de l’IFORD, à la fois école panafricaine de démographie et centre d’expertise technique, qui appuie les pays africains dans la production de données fiables indispensables à la planification et au développement.
Un engagement continu des partenaires au développement.
Lors de son intervention à l’ouverture, Dr Kacou Konan Pierre, Chargé des Programmes à l’UNFPA Burundi, délégué par le représentant des partenaires au développement, a réaffirmé le soutien continu des partenaires au développement au processus et leur confiance en l’expertise des équipes engagées.
Il a souligné que cette approche inclusive permettra de produire des analyses pertinentes, alignées à la fois sur les priorités nationales et sur les engagements internationaux, tout en répondant efficacement aux besoins des populations les plus vulnérables.
Il s’est également réjoui de la présence des partenaires au développement, qui ont désigné des collègues pour suivre de près cet exercice. Selon lui, leur participation garantit que les indicateurs relatifs à leurs domaines d’intervention, notamment la santé, l’éducation, la nutrition, l’environnement, l’économie et la protection sociale, soient pleinement pris en compte et intégrés dans le processus.
Une étape clé avant les rapports thématiques
La validation des indicateurs du RGPHAE vise à produire des résultats techniquement vérifiés et scientifiquement validés. Elle permet de confirmer les désagrégations aux niveaux national et territorial, d’identifier les indicateurs prioritaires des ministères et partenaires, de finaliser la documentation technique des choix méthodologiques et de consolider la base des indicateurs en vue de l’élaboration des rapports thématiques et du rapport des résultats définitifs. Les conclusions de l’atelier seront intégrées dans les projets d’indicateurs soumis aux consultants nationaux, et le BCR devra s’assurer que toutes les recommandations sont prises en compte avant d’autoriser la rédaction des rapports thématiques.




